Sur le Cercle Polaire, une forêt privée de Finlande abrite un rêve de trappeur où rassembler famille et amis. Né d’une seule villa, nommée Octola, celui-ci se décline aujourd’hui autour d’une collection de trois refuges distincts. Voie lactée, troupeaux de rennes et immensités blanches, en forment l’écrin idéal pour un séjour nordique, quelle que soit l’adresse choisie.
À vingt minutes de route de Rovaniemi, le pays du Père Noël, commencent les terres d’Octola I, loin des attractions touristiques de la région. En chemin, on ralentit au passage des rennes. Recouverte de poudreuse en hiver et d’un tapis d’aiguilles de pin l’été, la piste mène à un lodge du bout du monde. La bâtisse allongée, habillée de bois et de grandes baies vitrées, réinterprète l’habitat traditionnel lapon ; cette version contemporaine des anciens refuges nomades trône sur une colline, avec vue panoramique sur six cents hectares de forêts et de rivières, entièrement privés.
Dix chambres, réparties en deux ailes, se referment sur ce cocon, complétées d’une villa indépendante de deux chambres, dotée de son propre sauna et de son jacuzzi extérieur. Tapis orange brûlé, boiseries sombres, salles de bains d’ardoise : chaque pièce compose avec les mêmes teintes automnales, que les baies vitrées viennent adoucir d’une lumière changeante sur la forêt. On y circule en chaussettes de laine tressée, et un majordome veille sur l’ensemble, prêt à faire porter un repas ou organiser une sortie à l’heure qui convient, sans autre horaire que celui des envies.
La table, elle, se disperse à travers le domaine : cinq cabanes de bois accueillent les repas selon l’humeur du moment, tandis que le bar Karhu, tout en rondins sculptés, referme les soirées devant le feu. Les chefs composent, pour chaque séjour, un menu pensé sur mesure, où la cuisine nordique croise des accents français. Le gibier et le poisson de rivière y côtoient un plat de renne devenu signature, relevé de baies et de champignons sauvages cueillis alentour.
Mais l’essentiel se joue dehors, ou presque. Le spa en donne le prélude, avec sa piscine chauffée dont les lumières sous-marines imitent, la nuit, le mouvement des aurores boréales, son bain glacé à température réglable, son espace yoga et son salon de relaxation. La nuit polaire domine ici neuf mois sur douze et se contemple aussi depuis un hammam de rondins ou un sauna extérieur taillé dans la glace. A pied, à skis, en motoneige ou tiré par des huskies, un guide chevronné initie aux secrets du monde arctique parmi plus de quatre-vingts activités possibles selon la saison : patinage sur glace, traversées de cours d’eau gelés, école des lutins et ateliers d’art pour les enfants, veillées autour du feu, rythmées de légendes locales. Le printemps apporte randonnées guidées et sorties à vélo électrique, l’été la pêche au saumon sous le soleil de minuit, l’automne un bain de forêt et un sauna privé face à la magie picturale des premières aurores.
Deux adresses sœurs sont venues compléter la famille Octola, chacune avec son propre caractère, sur l’idée que la Laponie se raconte aussi par ses nuances. Sur sept cents hectares de forêt boréale, Octola II réunit un pavillon principal et une villa indépendante autour d’un salon vitré entièrement tourné vers le ciel, pensé pour ne rien manquer d’une aurore. Octola III, occupe les fondations d’une ancienne station radar à cinq cents mètres d’altitude, aux confins des terres sami, où un bassin de baignade glacée et son sauna à bois voisinent avec une salle de jeux de deux cent vingt mètres carrés.
Les trois adresses se répondent sans se ressembler. Reste à choisir laquelle des trois portes refermer derrière soi.
























