Sur les hauteurs boisées de Yamashiro, à quelques heures en train de Tokyo ou Kyoto, se niche ce ryokan d’exception. Depuis un siècle, dans cette région connue pour ses sources chaudes millénaires et son atmosphère profondément zen, la famille Nakamichi distille un art subtil, celui de la « richesse du vide ». Soit une variation radicale de l’épure japonaise qui plonge le visiteur en état méditatif.
Les seize chambres de Beniya Mukayu ont pour sujet un jardin forestier et la beauté de la nature – baies vitrées et fenêtres ouvrent sur les arbres et leurs variations saisonnières, invitant à faire silence et à ralentir le temps. Pas de tapis sur les sols neutres ; quelques cloisons traditionnelles et un mobilier monochrome effacent les intérieurs au maximum.
L’expérience devient sensorielle dans le bain chaud privatif – chaque chambre dispose de son propre onsen – et au spa où se prodiguent de langoureux massages. La cérémonie du thé parfait ces moments de temps suspendus. Seul contraste : les plats servis au restaurant, où couleurs et textures dressées dans des collections de porcelaine locales suggèrent une expérience de ravissement inoubliable. Beniya Mukayu touche à l’âme ancestrale du Japon, prélude à la découverte des collines environnantes et à la rencontre d’artisans d’exception, maîtres laqueurs, tourneurs sur bois et céramistes en tête.










